À propos

République Centrafricaine

Unité – Dignité – Travail

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Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale.

Unité de Gestion du Projet

Capital Humain Autonomisation des Femmes et des Filles « MAÏNGO »

Financement Accord de DON IDA N°8590-CF du Groupe de la Banque Mondiale

PROBLEMATIQUE : RELEVER L’INDICE DU CAPITAL HUMAIN EN RCA.


« INVESTIR DANS LES SECTEURS DU CAPITAL HUMAIN
A TRAVERS LES FILLES/FEMMES »

CONTEXTE INTERNATIONAL ET NATIONAL

Le Capital Humain à la croisée des chemins : Réparer les pertes et reconquérir notre avenir

Le Capital Humain est l’ensemble des ressources en connaissances, en compétences et en santé dont nous avons besoin pour réaliser pleinement notre potentiel individuel.
Mettre les individus au centre des priorités en investissant dans le capital humain est essentiel pour parvenir à une croissance durable et inclusive et pour réduire la pauvreté. Les répercussions de la pandémie de COVID-19 menacent de laisser pour compte des générations entières et de creuser les inégalités. Il faut de toute urgence remédier à l’onde de choc qu’elle a provoquée sur le plan de la santé, du recul de la nutrition, du développement de la petite enfance et des apprentissages, des pertes d’emplois et de l’aggravation des inégalités hommes-femmes.

Qu’est-ce que le Projet sur le Capital Humain ?


Le Projet sur le capital humain est une initiative mondiale visant à intensifier et améliorer les investissements dans les populations pour accroître l’équité et accélérer la croissance économique. En janvier 2021, 79 pays de tous les niveaux de revenus collaboraient avec le Groupe de la Banque mondiale sur des approches stratégiques destinées à transformer leurs résultats en matière de capital humain. Il s’agit d’intensifier les investissements dans le capital humain en Afrique subsaharienne en privilégiant particulièrement entre autres priorités : l’autonomisation des femmes, l’utilisation de la technologie et l’accélération de l’innovation,.
D’où l’importante qu’occupe le capital humain dans les programmes de transformation, de l’emploi et de l’économie dans tous les pays, indépendamment de leur niveau de développement.


Présentation du Projet Capital Humain et Autonomisation des Femmes et des Filles en RCA :


Le Projet Capital Humain et Autonomisation des Femmes et des Filles (Maïngo, en langue Sango) est le fruit d’un partenariat stratégique avec la Banque mondiale (BM) pour l’autonomisation des femmes et des filles, répondant parfaitement aux objectifs du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix du Gouvernement Centrafricain en son Pilier 2.

Objectif:

 L’objectif de Développement du Projet (ODP) est d’améliorer l’accès aux services de santé essentiels, à l’éducation et aux opportunités d’emploi qui autonomisent les femmes et les adolescentes dans les zones ciblées de la République Centrafricaine. Le montant de l’Accord de Don est de 50 Millions de Dollars pour une durée de 5 ans.

Les Composantes:

Le Projet comprend quatre (4) composantes :
Composante 1 : Créer des espaces sûrs pour les filles et des clubs pour des garçons pour offrir des programmes communautaires intégrés (équivalent à USD 22 millions)
-Mise en place des espaces sûrs pour les filles et des clubs pour les garçons.

 Composante 2 : Accroître l’accès aux systèmes qui améliorent la santé, l’éducation et les opportunités d’emploi des femmes et des filles (équivalent à USD 21 millions.

2.1 Santé Communautaire : Développement / Mise en œuvre de la stratégie de santé communautaire

2.2   Scolarisation des filles au primaire et secondaire :

 – Programme Rendre l’École Accessible aux Filles (PREAAF)

 – Programme Rendre l’École Amie des Filles (PREAF)

2.3 Centres de Formation Professionnelle et d’Alphabétisation (CFPA) :

– Rehabilitation/equipement des CFPA

  • Composante 3 : Renforcement des capacités nationales et lancement des campagnes de communication pour l’autonomisation des femmes et des filles, et gestion du projet (équivalent à USD 7 millions)

3.1 Capacités nationales

– Renforcement des capacités des institutions gouvernementales, y compris l’Université de Bangui

– Observatoire du Capital Humain

3.2 Campagnes nationales de communication

Campagnes nationales de communication et sensibilisation

3.3 Gestion du projet, supervision, S&E

            – Recherche préparatoire/sur la mise en œuvre

– Évaluation d’impact

  • Composante 4 : Intervention d’urgence.

Les bénéficiaires:

Les principaux bénéficiaires directs du projet sont les filles et les jeunes femmes âgées de 10 à 24 ans. Chaque intervention financée par le projet bénéficiera aux jeunes femmes de cette tranche d’âge. L’adolescence et la jeunesse jouent un rôle essentiel dans la formation du capital humain.

Les bénéficiaires secondaires du projet sont les jeunes hommes, ainsi que toutes les femmes en âge de procréer et leurs enfants. Les jeunes hommes jouent un rôle clé dans l’autonomisation des femmes et des filles en tant que défenseurs et acteurs du changement et bénéficieront directement et indirectement des activités du projet.

Les indicateurs

Les principaux indicateurs retenus au niveau de l’Objectif de Développement (ODP) sont les suivants :

  • Environnement favorable : changement d’attitude positif en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles parmi les jeunes (pourcentage) ;
  • Améliorer : nouveaux utilisateurs d’une méthode contraceptive moderne (nombre) ;
  • Éduquer : indice de parité entre les sexes en première année du premier cycle du secondaire (pourcentage) ;
  • Employer : part des jeunes femmes ayant une activité économique réelle à la fin du soutien de post-création (pourcentage).
  • Employer : part des jeunes femmes ayant une activité économique réelle à la fin du soutien depost-création (pourcentage).

Stratégie d’intervention:

Un projet d’envergure multi sectorielle exige des ministères impliqués une appropriation des objectifs principal et sectoriel de ce projet. L’adoption d’interventions intégrées et de pratiques positives clés en RCA pour autonomiser les femmes et les filles nécessitera un effort énorme au niveau des communautés pour atteindre les groupes les plus vulnérables, tout en sensibilisant l’opinion sur l’éducation des filles.

Car, il est difficile d’atteindre les communautés au-delà des capitales de district en RCA, de sorte que la plupart des femmes, des adolescentes et de leurs enfants ont un accès limité ou reçu un ensemble d’interventions intégrées.
Tout est basé sur la théorie du changement.

Ciblage géographique:

Huit préfectures (sur 20) et le Grand Bangui ont été identifiées comme prioritaires pour le Projet Maïngo : Bangui et ses zones urbaines, Kémo, Nana-Grebizi et Ouaka, Mambere-Kadei et Ouham-Pende, Bamingui-Bangoran, Ouham et Vakaga.

La sélection était basée sur deux critères :
– La convergence des projets existants de la Banque Mondiale dans le domaine de la santé et de l’éducation ;

 – Les besoins des filles et des femmes centrafricaines.

Les préfectures sont classées en trois phases de mise en oeuvre en fonction de l’endroit où le Projet Maïngo peut commencer à avoir l’impact le plus immédiat pour les femmes et les filles.

La 1ère phase se concentre sur Bangui, Kemo, Nana-Grebizi et Ouaka.
La 2ème phase comprend Mambere-Kadei et Ouham-Pende.
La 3ème phase couvre Bamingui-Bangoran, Ouham et Vakaga.

Carte : Préfectures cibles du Projet Maïngo

Source : PAD du projet

Ce qu’il faut noter, le projet passera de la phase un à trois au fil du temps une fois que les activités auront été mises en oeuvre et seront prêtes à être déployées. Compte tenu du caractère changeant de la situation sécuritaire en RCA, le phasage des préfectures peut être sujet à changement, tout comme les préfectures sélectionnées pour un déploiement ultérieur. La RCA a récemment passé une loi qui augmente le nombre de préfectures de 16 à 20. La portée géographique du projet sera adaptée à ce découpage lors de sa mise en oeuvre, une fois que la Loi aura été promulguée et son Décret d’application.